Mise en avant

L’économie sociale et solidaire en force: Les Maraichers d’Armor.

Implantée dans le Trégor-Goëlo, cette coopérative d’agriculteurs est un exemple de la réussite de l’économie sociale et solidaire dans un secteur durement touché par la crise. Par la mise en commun des savoirs et des ressources, ces agriculteurs proposent des produits locaux à un prix juste, tout en dégageant un salaire un minimum décent. En outre, le producteur comme le client sont les grands gagnants. Créatrice de lien social et d’emplois (premier employeur privé du Trégor-Goëlo), Les Maraichers d’Armor sont ainsi un exemple à suivre tant au niveau économique que social et humain.

Enfin, je ne peux que soutenir cette initiative et adresser un immense bravo à cette fierté locale, que je souhaite voir perdurer et inspirer d’autres acteurs sur nos magnifiques terres, riches en talents et en esprits d’innovation. Vive l’économie sociale et solidaire.

Il y a aussi d’autres vidéos à retrouver sur le compte YouTube d’É. Bothorel, ici.

Restons unis, responsables et solidaires face à cette deuxième vague

(ci-dessous la version complète de l’article publié par Ouest-France https://t.co/YoGkQRVIca)

Il n’y a pas de solution parfaite quand la pandémie frappe à la porte du monde.

Nous devons affronter une deuxième vague qui surprend tous les pays d’europe par son ampleur et sa fulgurance, malgré l’adoption d’un arsenal de mesures sanitaires de même nature : l’Irlande, la Belgique et le Royaume-Uni confinent leurs populations ; les Pays-Bas interdisent les réunions à plus de trois personnes. La plupart des pays d’Europe ordonnent la fermeture des commerces non essentiels.

En France, les projections de l’Institut Pasteur nous amènent à envisager, si nous ne changeons rien, 8.640 patients en réanimation d’ici la mi-novembre, soit bien plus de patients que ce que notre personnel de santé, déjà très éprouvé, peut prendre en charge. Déjà, le 31 octobre les hôpitaux de Saint-Brieuc ont sonné l’alarme : il ne reste qu’une seule place en réanimation.

C’est pourquoi le Président de la République a décidé de renforcer les mesures de couvre feu en décidant un confinement généralisé, dont les modalités sont connues de tous, et qui doit nous permettre d’enrayer la courbe de contaminations qui menacent la santé des Français.

Les commerçants ne sont pas responsables. Les hôtesses de caisse des grandes surfaces non plus.

Afin de préserver notre économie, ce confinement est moins strict qu’au printemps mais je comprends les inquiétudes de plusieurs secteurs. Je me suis entretenu ce week-end avec le ministre de la Santé, plusieurs maires de la circonscription, la présidente de la CPME Bretagne, le président de l’Union Commerciale de Paimpol, et j’étais samedi auprès d’un des adhérents d’Intermarché.

Eric Bothorel s’entretient avec les commerçants paimpolais

Certains responsables politiques demandent un traitement équitable de l’accès aux biens de consommation entre le commerce de centre ville, les grandes surfaces, et les sites de e-commerce. Ce sera fait ce mardi par décret : en plus de l’interdiction des ventes de livres, les rayons « non-essentiels » des grandes et moyennes surfaces seront fermés. Je serai vigilant à la mise en pratique de ces règles de bon sens.

D’autres, parfois les mêmes, et alors qu’ils sont aussi présidents de conseil de surveillance de leur hôpital, réclament la réouverture de tous les commerces. Soyons clairs : cela signifie la levée du confinement, et ce serait parfaitement irresponsable compte tenu des graves enjeux sanitaires auxquels nous sommes confrontés. Je refuse que les médecins aient à choisir demain quel patient sauver, par exemple entre un malade du Covid et un accidenté de la route. Mais c’est bien ce qui nous attend si nous relâchons collectivement les efforts.

La période qui s’ouvre s’annonce difficile mais nous ne laisserons personne de côté. Nous enrichirons les dispositifs de soutien à destination des secteurs fragilisés par les mesures de confinement. Parmi les nouveautés de cet automne : le crédit d’impôt pour les propriétaires permettant d’annuler un mois de loyer. Mais aussi le « retrait commande », qui ne sera pas compté dans le chiffre d’affaires des commerçants qui mettront en place un dispositif de « click and collect ». Je rappelle que le numérique peut également être un levier de soutien à l’activité, à l’image de la plateforme que la Région Bretagne a déployé pour rapprocher consommateurs et producteurs. Et si d’autres mesures de compensation sont nécessaires, je me suis engagé à les étudier et, le cas échéant, les défendre en projet de loi de finances.

Nous devons tenir bon et respecter ce confinement. Nous devons surmonter cette deuxième vague. C’est le seul et unique enjeu des prochains jours, des prochaines semaines. Plus nous serons mobilisés, et plus nous pourrons peut-etre, envisager un retour à la normale de nos relations que nous chérissons tous.

Ce qui a changé près de chez vous…

La production agricole Bio

Sources données de l’Agence Bio

Le chèque énergie

Le chèque énergie est un dispositif de l’Etat d’aide au paiement des dépenses d’énergie (factures d’électricité, de gaz, rénovation énergétique…). Il s’adresse aux ménages qui ont de faibles revenus. Le montant du chèque est d’au minimum 48 € et d’au maximum 277 €TTC. Pour vérifier votre éligibilité, renseignez-vous ici https://chequeenergie.gouv.fr/

Le Pass Culture

Ce projet consistant à offrir 500 euros d’offres culturelles aux jeunes âgés de 18 ans est actuellement expérimenté dans 14 départements métropolitains depuis l’été 2019 dont les 4 départements bretons.

Pour tout renseignement, c’est ici :

A l’échelon national les chiffres des réservations sont éclairants sur les choix des jeunes ; les livres et la presse dépasse 50 % des acquisitions. La musique, avec 21, 4 % des réservations, tient une place singulière dans les choix et les appétences de cette génération.

Libération de Sophie Pétronin

Mon avis sur la libération de Sophie Pétronin

Crédit photo Le courrier international – 09/10/2020

Depuis une dizaine d’années, je suis mobilisé aux côtés de mes amis d’Otages du monde sur le sujet d’otages français. A l’annonce de la libération de Sophie Pétronin, j’ai ressenti une grande joie et un profond soulagement, aussitôt partagés avec son fils et mes amis de combat, Ingrid Betancourt, Nicolas Hénin, Martine Gauffeny, Pierre Legrand…. Certains d’entre eux ont traversé la même épreuve que Sophie Pétronin et j’essaye de les aider avec humilité mais surtout de soutenir leurs actions et de les partager avec le Président de la République, mes collègues de l’Assemblée Nationale, les collectivités de ma circonscription et toutes les personnes que je côtoie.

Les autorités françaises n’ont rien économisé de leurs efforts pour ramener Sophie Pétronin. Il était très complexe d’atteindre ceux qui la détenaient. Au moment de son enlèvement, au Mali, divers groupes terroristes fusionnaient. On a assisté à une véritable compétition entre Daesh et Al-Qaîda. Ajoutons à cela que le paysage géopolitique était extrêmement instable.  En mai 2019, lors de l’hommage aux membre du commando Hubert décédés lors d’une opération de libération d’otages au Burkina Faso, Emmanuel Macron a tenu à mentionner le nom de Sophie Pétronin dans son discours et a précisé qu’on ne l’oublie pas. Cela a toujours été la teneur de nos échanges.

Mais les négociations de cette libération ont été menées par les autorités maliennes dans l’optique de libérer l’opposant malien, Soumaïla Cissé. J’entends la polémique enfler sur la remise en liberté de djihadistes incarcérés. Nous n’avons aucune autorité sur les décisions souveraines prises par les autorités maliennes.

On me demande mon avis sur les contreparties négociées dans le cadre de libération d’otages. Quand bien même j’aurais des détails, je ne commenterais pas. J’ai pour habitude de ne jamais épiloguer sur ce sujet. Tout commentaire favorise la prise d’otages et nuit de façon certaine à d’autres libération. Il ne faut pas oublier qu’une otage colombienne, enlevée en 2017, est toujours détenue. Je déplore qu’on n’en parle pas.

D’autre part, j’entends aussi les reproches qui sont faits à Sophie Pétronin d’avoir déclaré qu’elle s’est convertie à l’Islam. Elle a expliqué aussi sa volonté d’avoir voulu rendre sa vie plus facile en captivité. Qui peut dire ce qu’il ferait en de pareilles circonstances ? S’adapter, résister,… Lorsque cette femme de 75 ans évoque le souhait de repartir un jour au Mali, elle pense peut-être encore aux enfants Maliens dont elle s’est longtemps préoccupée. Gardons-nous de juger des propos tenus à chaud après 4 années de captivité, loin de tout. Le temps est venu pour elle de profiter de ses proches.

« Merci Eric Bothorel, votre intervention signifie énormément pour nous tous » Ingrid Bétancourt

Un grand merci pour votre mobilisation :

A l’Assemblée Nationale

Crédit photo Eric Bothorel

et dans les Mairies

Crédit photo Eric Bothorel

Ma position de vote sur la dérogation des néonicotinoïdes pour préserver la filière de la betterave sucrière.

« Comme la plupart des agriculteurs que je rencontre souvent, sur notre territoire, je suis convaincu, comme nombre d’entre vous, que l’avenir de l’agriculture passe par sa transition vers des modèles toujours plus durables et plus soucieux de notre environnement. Je crois profondément à la transition de nos modèles à des échéances courtes.

Mais nous ne pouvons demander dans des délais si courts à tout un secteur d’activités agricoles d’arrêter de produire. Cela reviendrait à saboter nos agriculteurs et à faire disparaître du sol français toute une filière au profit des productions venant de pays étrangers, qui autorisent des dérogations que nous ne maîtrisons pas et sont bien souvent moins-disants que la France sur le plan environnemental. Il s’agit bien également, vous l’aurez compris, de souveraineté alimentaire.

En l’espèce, je me dois de rappeler que la France est le premier producteur mondial de sucre de betterave. Or, les betteraviers français sont confrontés à une crise inédite liée à la propagation du virus de la jaunisse dans l’ensemble des régions productrices. Si des solutions alternatives aux traitements à base de néonicotinoïdes existaient, elles auraient été mises en place en 2020 par nos agriculteurs. Personne ne peut penser que les 26 000 betteraviers ont laissé leurs champs être infestés sans avoir tenté de les sauver.

Cependant, au cours de l’hiver 2019-2020, il s’est avéré que ces solutions alternatives utilisées se sont révélées inefficaces et inutilisables, au grand détriment de ce secteur agricole. La réussite de la transition agro-écologique ne peut se réaliser en laissant les agriculteurs sans solution, en abandonnant cette filière et ses emplois.

C’est pourquoi le Gouvernement a annoncé un plan de soutien de 5 millions d’euros supplémentaires au programme de Recherche renforcé pour accélérer l’identification d’alternatives concrètes et efficaces et la mise en place d’un plan de protection des pollinisateurs, qui permettra de la renforcer pendant les périodes de floraison.

Dès lors, afin de préserver la filière betterave-sucre et ses 46 000 emplois qui étaient menacés, j’ai décidé de voter la dérogation limitée dans le temps et limitée aux seules betteraves, dans des conditions strictement encadrées, afin d’en maîtriser l’impact sur les pollinisateurs. Un conseil de surveillance doté de pouvoirs de contrôle se réunira tous les trimestres pour vérifier notamment les avancées de la recherche scientifique en matière d’alternatives aux néonicotinoïdes. 93% des substances restent donc interdites.

En cette matière, comme dans d’autres, nous sommes régulièrement confrontés à des choix difficiles et à la nécessité de concilier des exigences légitimes, parfois contraires, comme ici entre la préservation de l’environnement et la sauvegarde d’une filière et de ses emplois. C’est pourquoi nous nous efforçons systématiquement de tenir une ligne de crête équilibrée et d’apporter des réponses circonstanciées, encadrées et techniquement les plus fines possibles. J’ai conscience que nous ne pourrons pas toujours trouver de solution parfaite et consensuelle mais, vous en conviendrez, il n’est pas chose aisée de faire du sur-mesure.

En tout état de cause, je déplore cette dérogation. Mes convictions écologiques sont entières et je ne les renierai jamais. Mais pour nos agriculteurs, je pense qu’il est essentiel de tenir le cap du présent pour prendre rendez-vous avec l’avenir. »